J’ai récemment découvert la PNL. Après avoir appliqué certains de ses outils avec mes enfants, je peux affirmer qu’ils sont efficaces en général.

Mais qu’est-ce que la P.N.L.? Une nouvelle science ?

Bien que la PNL soit quelque chose « en vogue » en ce moment, les outils utilisés par la PNL existent depuis longtemps. Cependant, les créateurs de la PNL (les psychologues John Grinder et Richard Bander) ont décrypté les méthodes de grands psychothérapeutes et l’ont ensuite agrémenté de linguistique, de neuroscience, de pratiques de certaines personnes à succès, et bien d’autres encore, afin de créer un modèle utilisable pour tous.

La PNL continue ainsi d’évoluer et touche de multiples domaines : santé, éducation, business etc.

Pourquoi les termes P.N.L ?

P Programmation : Nous avons tous des « programmes », des automatismes, des habitudes, des valeurs, des stratégies, une image de soi (par rapport à sa famille, aux amis) créés à partir de nos expériences depuis notre naissance. La plupart de ces « programmes » nous aident au quotidien, mais certains peuvent être handicapants, difficiles à vivre (par exemple : manque de confiance en soi, peur, blocage à cause d’un préjugé…). Grâce aux outils de la PNL, nous apprenons à nous « reprogrammer » positivement.

N Neuro : Ces programmations se stockent dans notre système neurologique, notre cerveau.

L Linguistique : Le langage (verbal, corporel etc.) est l’expression de nos représentations mentales.

La PNL peut également aider les parents à mieux communiquer avec leurs enfants et à gérer les problèmes de la meilleure des façons.

Voici 6 techniques de P.N.L. que vous pouvez vous aussi utiliser avec vos enfants :

1.Faire l’opposé de ce qui ne marche pas

Si vos tentatives pour résoudre un problème s’avèrent inefficaces, changez radicalement de méthode. Au lieu de continuer à faire tout le temps la même chose, faites l’opposé ! Au moins vous aurez essayé autre chose…

 Exemples :

« Viens te changer ! » Vous êtes quotidiennement en train de courir derrière votre petit pour le changer.

 Essayez plutôt : « NON, je ne te changerai PAS » en insistant sur le « NON », en le narguant « Ce linge est POUR MOI, PAS pour TOI » et ne vous arrêtez pas. Il finira peut-être par vous courir après pour se changer.

 « N’oublie pas » Votre enfant oublie tout le temps sa casquette, sa gourde, son pull ou encore sa trousse à l’école.

Dites-lui : « Il faut ABSOLUMENT que TU OUBLIES ta gourde à l’école ; c’est très important, tu DOIS l’oublier ». Vous m’en donnerez des nouvelles !

2. Se synchroniser avec son émotion

Un enfant qui est en colère ne se calmera pas si vous lui dites « calme-toi ». Par contre il sera plus à l’écoute s’il vous voit compatissants : C’est la synchronisation. Il est prêt à vous écouter.

Exemples :

Le petit est en colère car on ne lui donne pas ce qu’il veut ; donc il pleure, il crie.

Faites comme lui : pleurez. Croyez-moi, il se calmera bien vite ! Vous pouvez finir par un câlin, des chatouilles, quelque chose qui fait rire et voilà la colère transformée en bonne humeur !

Votre enfant est très triste car son jeu préféré est cassé.

Montrez-lui que vous comprenez sa tristesse, « Oh non, ton jeu s’est cassé ? – Avec une voix triste svp – Tu l’aimais beaucoup ce jeu ! ». Là, vous êtes synchronisés. Puis, vous amenez sa pensée vers quelque chose d’autre « Mais tu sais, peut être que ce jeu n’était pas trop solide. Eh attends ! Il est où le super jeu que tu avais eu la dernière fois ? ».

C’est moins violent que de commencer directement par « ce n’est pas grave » alors que son jouet préféré vient de se casser.

3. Utiliser la technique « attiré par » ou « repoussé par »

Si vous essayez de convaincre votre enfant au sujet de quelque chose, vous avez le choix entre 2 types d’arguments :

Attiré par : si tu FAIS CECI, tu auras tel avantage.

Repoussé par : si tu NE FAIS PAS cela, voici les conséquences.

À vous de tester ces 2 d’arguments et de voir lequel est le plus « parlant » avec votre enfant.

Exemple : Vous voulez convaincre un enfant (en âge de comprendre) de prendre ses médicaments.

Quelques arguments « attiré par » 

« Si tu PRENDS ton médicament, tu te sentiras mieux, tu auras moins de douleur, tu pourras mieux dormir, tu n’auras pas à repartir chez le médecin, tu guériras plus rapidement, etc. »

Quelques arguments « repoussé par »

« Si tu NE PRENDS PAS ton médicament, tu seras encore plus malade, tu auras du mal à dormir, il faudra aller de nouveau chez le docteur, etc.

À vous de déterminer le type d’argument qui fonctionne le mieux avec votre enfant.

4. Comprendre la bonne intention derrière un geste

Avant de réagir face à un mauvais comportement ou à une situation conflictuelle, cherchez l’intention positive derrière ce comportement.

Exemple : Votre fille se plaint de son petit frère qui a pris ses feutres et qui ne veut pas les lui rendre.

Pour régler ce problème, vous seriez tentés de récupérer les feutres, mais est-ce une solution efficace à long terme pour ramener l’harmonie ? Peut-être pas.

« Pourquoi as-tu pris ses feutres ? »

« Parce que je veux dessiner avec elle ! »

La bonne intention du petit frère est évidente : faire l’activité avec sa sœur. Aux parents maintenant d’expliquer au petit que, malgré sa bonne intention, son attitude n’était pas correcte.

« Tu veux dessiner avec elle ? Tu crois qu’elle sera d’accord si tu t’enfuis avec ses feutres ? Que peux-tu faire pour qu’elle accepte de jouer avec toi ? »

Il va réfléchir à une solution et vous aurez réglé un conflit sans cri.

5. Demander à l’enfant son interprétation des consignes

Chaque personne a sa propre carte du monde, c’est à dire SA FAÇON d’interpréter une situation ou une parole. Si votre enfant n’a pas fait quelque chose comme vous “l’aviez demandé”, c’est peut-être parce que vous avez tous les deux une façon différente d’analyser la consigne. Aussi, pour éviter un conflit, demandez-lui ce qu’il a compris :

“Qu’est-ce que tu dois faire ?” 

S’il n’a pas compris ce que vous attendiez de lui, réexpliquez-lui plus clairement. En explorant ainsi la carte du monde de vos enfants, vous comprendrez mieux sa façon de raisonner et vous améliorerez votre communication.

6. Mettre une bonne étiquette

Lorsqu’un parent dit régulièrement à son enfant qu’il est bête, têtu, incapable etc. il prend cela comme un acquis, car pour lui ses parents lui dit la vérité.

De même, en lui donnant une étiquette positive, « Je sais que tu vas réussir», « Tu es capable de faire cela », « Tu comprends rapidement », son inconscient va s’appliquer à respecter cette étiquette.

Vous avez l’exemple de Thomas Edison, qui un jour, rentre de l’école avec une lettre. Sa mère la lit silencieusement et les yeux pleins de larmes, la relit à haute voix à son fils :

Votre fils est un génie. Cette école est trop petite pour lui et nous n’avons pas d’assez bons enseignants pour l’instruire. Veuillez le faire vous-même”.

Des années plus tard, il était devenu l’un des plus grands inventeurs du siècle. Un jour, il retrouva cette fameuse lettre et commença à la lire :

Votre fils est nul ! Il est déficient ! On détecte chez lui une maladie mentale. Nous n’autorisons plus votre fils à revenir à l’école”.

Il était devenu un génie grâce aux étiquettes que lui a attribuées sa maman !

Je précise que si l’une de ces méthodes n’a pas fonctionné avec vos enfants, c’est qu’il faut en choisir un autre tout simplement. L’important c’est d’essayer et de faire sa propre expérience.

N’hésitez pas à mettre en commentaire VOS méthodes pour mieux communiquer avec vos enfants !

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