« L’encouragement est à l’enfant ce que l’eau est à la plante » (Rudolf Dreikurs)

Coucou les mamans ! Vous êtes-vous déjà demandé si vous communiquez comme il le faut avec vos enfants ? Vos paroles ont-elles un effet positif ou négatif sur eux ?

J’ai souvent regretté certaines phrases adressées à mes enfants et je me demande constamment comment mieux les parler afin de les encourager et les rendre plus confiant.

Encourager c’est quoi ?

C’est émettre des paroles réconfortantes mais aussi faire des gestes simples comme prendre son enfant dans ses bras pour qu’il se sente en confiance. L’encouragement est l’un des trois piliers de la Discipline Positive. Les deux autres étant la bienveillance et la fermeté.

Certains enfants sont de nature persévérantes et motivés alors que d’autres le sont moins. Ces derniers ont donc besoin d’un petit coup de pouce de temps en temps.

Ne pas jongler entre récompenses et punitions

Si vous vous demandez comment motiver votre enfant, vous pouvez automatiquement penser à le récompenser pour chaque pas qu’il fait dans la bonne direction et à le punir quand il avance dans la mauvaise direction.

En réalité, la meilleure approche est de cultiver sa motivation interne, de l’aider à se connecter aux sentiments d’accomplissement et à la fierté qu’il ressent pour un travail bien fait, plutôt que d’avoir systématiquement recours aux récompenses et à la punition.

Différence entre Compliment et Encouragement

Compliment

Lorsque l’on complimente un enfant, on va flatter son égo et se concentrer sur Sa personne et non sur ce qu’il a accompli. C’est comme juger la personne et non ses actes.

On va parfois mettre une étiquette (Tu es intelligente !), le comparer (Super ! C’est meilleur que ton copain), émettre une opinion personnelle (Je trouve cela très joli -Je suis fière de cette note).

Pour l’enfant : A terme, il risque de devenir dépendant de l’approbation de quelqu’un (référentiel externe).

Encouragement

Dans l’encouragement, le parent met l’emphase sur les efforts fournis par l’enfant et les difficultés qu’il a surmontées. L’enfant sera stimulé et motivé.

On peut ainsi valoriser son travail (Je vois à quel point c’était difficile), décrire les détails (Tu as fait un dégradé de couleurs !), lui remercier (J’apprécie ton aide), lui demander son avis (Qu’en penses-tu ?), lui poser des questions (Comment tu as fait cela ?)

Pour l’enfant : à long terme, il retrouve de l’assurance et une confiance en soi (référentiel interne). Il ne ressent alors plus la nécessité d’être approuvé par les autres.

Cette vidéo explique aussi la différence entre complimenter et encourager.

Je me permets donc de partager avec vous 10 manières d’encourager son enfant que j’ai trouvées pertinentes.

1. Laisser les enfants trouver des solutions

Lorsque les enfants se sentent capables de réfléchir à la solution d’un problème, ils développent d’autres compétences et apprennent qu’ils ont en eux la capacité de surmonter les difficultés de la vie.

« Encouragez les jeunes enfants à de résoudre par eux-mêmes les problèmes lorsqu’ils font face à un défi. Par exemple, « Ton tee-shirt préféré est sale aujourd’hui et nous devons nous préparer à partir. Que penses-tu que nous devrions faire ? »

Vous pouvez intervenir si votre enfant a besoin de directives ou d’encouragements supplémentaires, mais n’essayez pas de systématiquement résoudre tous les problèmes. N’oubliez pas non plus de lui féliciter lorsqu’il aura trouvé une solution. » (Erin Zambataro)

2. Rester positive

Gardez une perspective positive et optimiste pour vos enfants peu importe la situation, les erreurs et les oublis. Cet état d’esprit gardera votre enfant motivé. Car s’il voit de la peur ou du doute dans vos yeux, ce dernier perdra probablement confiance en lui et en ses compétences.

3. Se concentrer sur les bons comportements

Il est important de reconnaître, de valider et de mettre à la lumière les comportements de nos enfants quand ils font de bonnes choses.

4. Ne pas se suffire d’un « C’est bien »

Les tout-petits ne savent pas ce que signifie un « C’est bien ». Lorsqu’ils marchent, disent leur premier mot ou vont aux toilettes pour la première fois, les parents ont l’habitude de dire « C’est bien » ; alors que les jeunes enfants n’ont aucune idée du sens de cette phrase.

Transmettre des émotions positives claires et nommer ce qu’ils ont fait est un moyen plus efficace de les encourager. Décrivez l’action ou le comportement comme « tu as réussi à marcher ! », « tu as construit une grande tour » ou « tu es allé aux toilettes tout seul ! », en adoptant un sourire radieux. C’est ainsi que vous les montrerez qu’ils ont bien fait, en offrant des mots à leur expérience.

5. Remercier

Nous prenons souvent les aides comme acquises, surtout concernant les habitants de la maison et nous oublions souvent de les montrer notre reconnaissance.

Pourtant, ce sont ces mêmes personnes qui nous facilitent notre quotidien. Le remerciement est un témoignage de gratitude riche en bénéfices. Par de nombreuses études, les chercheurs en psychologie ont évalué les effets positifs du remerciement dans les relations sociales, mais aussi sur notre santé morale et même physique ! Dire « merci » ne fera que renforcer l’amour mutuel et leur envie d’en faire encore plus pour nous.

« J’apprécie que tu m’aies aidée dans la cuisine » « Merci d’avoir sorti la poubelle »

encourager (article)

6. Les gestes d’affection

La communication non verbale est peut-être le premier moteur d’encouragement pour l’enfant. En effet, les gestes d’affection ainsi que les preuves d’attention tel un regard de tendresse ou un câlin décuplent la confiance et encouragent les enfants à avancer. En tant que parents, nous cherchons souvent à verbaliser alors que l’essentiel de la communication se trouve dans les gestes et le regard !

7. Féliciter les efforts et améliorations

Les félicitations peuvent encourager un enfant à condition de bien s’y prendre.

Si par exemple, nous adressons à nos enfants des félicitations qui n’ont pas lieu d’être, ils remarqueront que nous exagérons et conclurons que nous ne sommes pas dignes de confiance.

De même, si nous leur félicitons pour leurs talents ou dons naturels, comme « tu es un artiste », « tu es intelligent », « tu es fort », ils pourraient penser qu’ils ne peuvent développer que les compétences naturelles qu’ils possèdent. Ils pourraient même se retenir d’affronter toute nouvelle difficulté par peur de l’échec.

Or, si nous les félicitons pour leurs efforts, ils apprendront une vérité fondamentale :

« Toutes les compétences sont accessibles, mais cela exige des efforts, de la persévérance et de la patience ».

Si par exemple notre enfant a relevé un défi ou que son comportement s’est amélioré, nous pouvons le féliciter en disant « Tu as fait les efforts nécessaires pour y arriver et tu as réussi ! ». C’est une stratégie pour l’aider à persévérer, sans avoir à lui donner de récompense.

8. Prendre le temps d’expliquer

Souvent, nous demandons à notre enfant de faire quelque chose sans lui enseigner la marche à suivre. En cas d’échec dû à notre manque de communication, il risque de perdre confiance en lui et en ses capacités.

Prenons donc le temps (et la patience) de lui expliquer et de lui montrer les choses. Cela attisera en même temps sa soif d’apprendre.

9. Voir autrement les échecs

Personne n’apprécie de se retrouver en situation d’échec pas même les adultes. En France, notre société a tendance à pointer du doigt les erreurs alors qu’en Amérique du Nord, elles sont considérées comme des opportunités pour s’améliorer. C’est pour cette raison que nous devons changer de regard en cessant de nous attarder sur les échecs de nos enfants. Ces mêmes échecs doivent se transformer en carburant pour les encourager davantage. Comment faire ?

Devant une situation d’échec de l’enfant :

1. Tout d’abord, respirer profondément et rester calme. Sortir de la pièce un instant si nous sommes énervées et y revenir une fois calmées.

2. Puis, le consoler « Se tromper, c’est le signe que l’on a essayé » « Tu n’as pas perdu, tu as essayé » « Le cerveau a besoin de se corriger pour se développer ».

3. Ensuite, invitons notre enfant à apprendre de son erreur « Réfléchissons, pourquoi tu n’as pas réussi ? » « Comment ne plus reproduire la même erreur ? » « Quelles précautions à prendre pour la prochaine fois ? »

10. Eviter les critiques

Contrairement à l’encouragement, les critiques déstabilisent l’enfant et dégradent son estime de soi.

Exemples : « Tu ne comprends jamais rien ! » « Tu es toujours têtu » « Tu ne m’écoutes jamais ». Une critique continuelle finit par devenir la seconde nature de l’enfant car à force de l’entendre, l’enfant l’assimile comme une vérité et se dirige inconsciemment vers elle. Des blessures émotionnelles peuvent même apparaître et rester à vie.

Évidemment, on ne se défait pas d’une mauvaise habitude du jour au lendemain, surtout si on a vécu la même chose lorsque nous étions enfants.

Commencez par faire ceci :

Lorsque vous vous surprenez à critiquer votre enfant, corrigez-vous immédiatement en lui adressant une parole positive ou encourageante.

Les suggestions d’amélioration (ou critiques constructives)

Il existe des critiques à but constructif, aussi appelées “Suggestions d’améliorations”, ce qui leur enlève la connotation négative du mot “critique”. Ce type de suggestion est nécessaire quand certaines attitudes ont besoin d’être modifiées. Mais pour que l’enfant ne se sente pas mal, nous devons le dire petit à petit plutôt que tout d’un coup et utiliser la méthode “sandwich”.

Cette méthode consiste à habiller une « suggestion d’amélioration » par deux aspects positifs (qui sont les 2 morceaux de pains du sandwich). L’aliment qui va au milieu est la critique (ou suggestion) en elle-même.

Exemple : « J’aime bien quand tu joues à tes jeux au lieu de faire des écrans, mais je crois que tu pourrais ranger ta chambre quand tu as fini, surtout que tu as bien fait ton lit ce matin ».

Voilà ! Cet article m’a été un peu long à rédiger car étant assez lourd d’enseignement, j’ai dû moi-même apprendre à les assimiler. J’essaierai de les appliquer en même temps que vous. Je vous dis à bientôt pour un prochain article .

encouragement

Partagez l'article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  • 1
  •  

Articles similaires

One thought on “Dix manières d’encourager les enfants

  1. Valoriser son enfant des ce qu’il entreprend et accomplit me semble effectivement être d’un des fondements de l’éducation. Merci pour cet article qui explique très bien la différence entre complimenter et encourager.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Tu es libre de recevoir gratuitement le livre

 "Devenir une maman organisée en 10 étapes"