Après avoir lu « Il me cherche », ouvrage traitant des enfants de 6 à 11 ans, (acheté par hasard dans un supermarché), j’ai appris qu’il existait la version 1 à 5 ans : « J’ai tout essayé ! ». Autant vous dire que j’ai été autant conquise que le précédent livre !

Toujours accompagnés d’illustrations simples et efficaces, les outils présentés par Isabelle Filliozat sont faciles à appliquer.

Il a été très compliqué pour moi de faire un résumé de ce livre tant il regorge de leçons et d’informations pratiques. J’ai ainsi essayé de retirer le nectar du nectar, en espérant que vous y trouverez des pépites pour vous aider au quotidien !

Les crises de colère ou comportements excessifs

Une crise, c’est une manière pour l’enfant de se décharger de toutes les tensions accumulées dans son système nerveux.

Une crise de colère ou un comportement inapproprié peut être la conséquence de diverses choses :

Manque de contact avec vous

Répondez à ses questions, arrêtez-vous 5 minutes pour jouer avec lui, pour l’écouter, faites-lui des bisous, des câlins…

Faim, soif, sommeil, chaleur, envie de faire ses besoins

Identifiez son besoin afin de le satisfaire ou nommez-le s’il n’est pas possible de le satisfaire tout de suite.

Excès de stimulation (écrans)

Le balayage lumineux de l’écran captive le cerveau des enfants. Il sécrète alors de l’opioïde qui procure une sensation de détente. Mais lorsque l’on éteint l’écran, le taux d’opioïde chute brutalement et active le centre de la douleur. L’enfant fait sa crise…

Manque de mouvement

Occupez-le de façon à ce qu’il soit stimulé dans des activités appropriées.

Comment calmer une crise ?

Le rôle du parent est de sécuriser son enfant et de le contenir, afin qu’il ne fasse du mal ni à lui-même, ni aux autres.

Tenez-le solidement et tendrement même s’il se débat (vous pouvez lui glisser un bisou également). Cela déclenchera une sécrétion d’ocytocine, une hormone qui l’aidera à se calmer.

Pourquoi les enfants font-ils leur crise uniquement avec leur maman ?

Pour sa survie auprès des prédateurs, tout mammifère attend silencieusement sa maman pour manifester sa détresse à grands bruits. Pour un enfant, c’est quand il se retrouve avec sa maman, en sécurité, qu’il décharge toutes les situations de stress vécues dans la journée.

De 12 à 18 mois

« Tous les parents font leur période du NON bien avant les bambins ! »

C’est vrai, les premiers à dire non, ce sont bien les parents ! Quelques conseils quand l’enfant qui veut explorer et commence à faire son métier de bébé » : toucher à tout

Dire stop au lieu de non 

C’est plus efficace et ambigüe car vous interrompez un mouvement.

Sécuriser l’environnement et ranger les objets fragiles

Dites-vous que ce n’est que temporaire 😉.

Intervenir physiquement 

C’est inscrire la consigne dans son corps.

Indiquer ce qu’il peut faire et non ce qu’il ne peut pas faire 

Son cerveau ne traite pas la négation. Ex : Dites « reste… » au lieu de « ne va pas… ».

Signaler qu’on l’a entendu lorsqu’il demande quelque chose, même si on ne la lui donne pas tout de suite.

Source: J’ai tout essayé

De 18 à 24 mois

« C’est un âge de frustrations intenses, avec son lot de rage »

L’enfant prend conscience qu’il est une personne avec son propre corps et sa propre volonté.

Offrir un choix au lieu de donner des ordres 

Cela permet de mobiliser le cerveau frontal, celui qui permet de décider, d’anticiper. Au lieu de « mets tes bottes ! » dire « Tu veux mettre tes bottes avant ton manteau ou après ? »

Quand il fait une bêtise, réfléchir à ce qu’on veut l’enseigner

S’il a sorti les livres, c’est pour exercer son habileté motrice. Autant lui donner l’occasion de le faire en remettant les livres plutôt que de le punir.

De 24 à 30 mois

« Le petit enfant, même de quelques mois, éprouve comme une nécessité à ce que les choses soient à leur place »

Installer des routines pour éviter des conflits 

L’enfant en a besoin pour organiser ses images mentales et se repérer.

A l’extérieur, installer une routine de départ

Pour faciliter le retour à la maison : « Tu peux faire encore 3 tours de toboggan » ou encore un jeu « Qui arrive le premier à la grille de l’entrée ? »

Accueillir les émotions de l’enfant

Quand il est en triste, dites-lui : « Je vois que tu es triste ». Il se sent ainsi compris et cela l’aide à passer à autre chose.

Face à un environnement nouveau, aider l’enfant à prendre contact avec l’espace et les objets

Il se sentira ainsi en sécurité. Ensuite, essayez le contact avec les autres enfants et adultes présents.

Le soir, débuter le rituel du coucher dès les premiers signes de fatigue 

Inutile de le forcer à dormir s’il n’a pas sommeil, ni de le laisser réveillé s’il est épuisé.

Ajouter le contact physique et oculaire à la parole 

Vous aurez ainsi une réaction plus rapide de votre l’enfant, surtout des garçons car leur cerveau réagit moins rapidement aux demande verbales (Isabelle vous invite à essayer avec votre mari 😉)

Éviter de réagir de façon disproportionnée quand il fait une bêtise

Car il a tendance à réitérer ce qui était étrange, ce qui lui a fait peur (votre réaction) ou ce qui l’a fait rire.

De 2 ans et demi à 3 ans

« Ce n’est plus un bébé, mais c’est tellement difficile pour un papa ou une maman de ne pas faire à sa place ! »

Laisser l’enfant accomplir toutes sortes de tâches dont il est capable 

Cela lui permet d’exercer ses nouvelles compétences motrices et la joie de réussir.

Ne pas choisir pour lui mais le guider quand même

A cet âge, l’enfant ne sait pas ce qu’il veut et ne sait pas choisir.

3 ans à 4 ans

« L’enfant développe la sensation d’un moi »

Lâcher prise quand l’enfant est en opposition

Quand il ne subit plus de pression, son opposition tombe. Attention ! il y a certaines choses qui sont non-négociables, pour sa santé, sa sécurité, ou sa socialisation.

Proposer à l’enfant de dessiner son monstre en cas de cauchemar.

Il peut aussi lui offrir un cadeau ou terminer le rêve en faisant intervenir un sauveur.

Si votre enfant dessine ou découpe n’importe quoi en disant « ce n’est pas moi »

A cet âge, l’enfant ne fait pas encore le lien entre ses actes et ses résultats. Lui dire « C’est ta main qui l’a fait », « Ce serait une bonne idée que tu surveilles ta main pour qu’elle découpe seulement le papier ».

4 ans à 5 ans

« Pouvoir, règles et image de soi »

Le laisser gagner s’il invente les règles d’un jeu 

L’enfant découvre que les règles ne sont que des conventions et aime observer comment le jeu se transforme selon les règles. Perdre n’est pas bien grave pour un adulte, l’important est de passer des moments d’intimités et de complicités. Il peut le laisser apprendre et tester.

S’il a dit quelque chose de gênant à quelqu’un, mieux vaut sourire à la personne au lieu de gronder l’enfant.

Donner des explications à l’enfant. Un petit de son âge n’est pas encore capable de penser dans sa tête. Il essaie de comprendre le monde, sans intention de blesser.

Au moment de l’habillage, énoncer chaque élément à son tour : slip… t-shirt…

La plupart des enfants ont encore besoin qu’on leur lance des rappels tout au long de l’habillage. Par leur immaturité cérébrale, ils se distraient facilement.

Quand il pose trop de questions, faites-lui participer pour trouver la réponse.

Poser des Limites

Quelques astuces pour que les règles soient appliquées plus facilement :

Enoncer une consigne, une autorisation plutôt qu’une interdiction.

Le but est de focaliser son attention sur le comportement recherché et non le comportement problème : « Autour de la piscine, on marche » au lieu de « Il est interdit de courir près de la piscine ».

 Un seul mot suffit pour le rappel de la règle.

Consigne : A l’ombre, tête nue. Au soleil, casquette. Rappel : Casquette !

Donner une information plutôt qu’un ordre

« Tes amis arrivent ! » au lieu de « Va t’habiller ! »

Problèmes entre enfants

Bagarres et conflits

Avant 3 ans, lors d’une dispute, s’il pousse, mord ou frappe, l’enfant est dans un rapport de force, sans intention de faire mal. Le parent peut tout simplement les interrompre avec un STOP et nommer la situation. En décrivant la situation, nous l’invitons à avoir un regard extérieur et à réfléchir pour agir différemment.

Lors d’une dispute, le parent ne prend pas parti. A partir de 3 ans, on peut demander aux enfants de s’exprimer chacun, de réfléchir à une solution ou leur proposer des options.

Jalousie

Vérifiez le niveau de réservoir d’amour de chacun. Un enfant peut se sentir abandonné ou mal aimé. Cependant, le petit de 18 mois ne voit en ses frères et sœurs qu’un obstacle à l’atteinte de sa ressource, sans mauvaise intention.

Ne pas prêter

A 2 ans, l’enfant ne sait pas encore la réelle différence entre le mien, le tien etc. Cependant, il s’identifie à ses jouets et défend son territoire.  Quand il dit « c’est à moi » cela signifie « Je l’ai dans les mains, j’ai le contrôle sur ce jouet-ci maintenant ».

Ne pas attendre son tour

Ce n’est qu’à l’approche de ses 3 ans qu’un enfant saisit le sens d’attendre son tour. Ses systèmes cérébraux d’imitation sont très actifs dans cette période. Ainsi, quand il voit l’autre prendre un jouet, il veut le même pour mimer son geste.

CONCLUSION

Nous ne pouvons pas contrôler les pensées, sentiments ou comportements de nos enfants. Cependant, nous pouvons essayer de les comprendre pour mieux réagir et les aider comme on peut, avec tout notre amour.

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